Un jour après l’échec cuisant de la marche de C64 de l’opposition, le Camp de la République par le truchement de Son président a répondu par un point de presse sur la nécessité de soutenir et d’accompagner le chef de l’État avec le dialogue national.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 16 septembre 2026 à Kinshasa, le coordonnateur national du Camp de la République, Freddy KITA BUKUSU, s’est exprimé sur le dialogue national convoqué par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi. Face aux défis actuels du pays, l’organisation a choisi la voix de la table et du rassemblement. « Le Camp de la République ne vient pas divisé, le Camp de la République vient rassembler […] si la démocratie nous autorise à nous opposer, la République nous interdit de nous déchirer » à déclaré BUKUSU.
Pour le Camp de la République, ce dialogue n’est pas une faiblesse, mais un acte de courage et de responsabilité collective. Il estime que les échanges doivent reposer sur trois principes notamment le respect de la Constitution et des institutions nées des élections de 2023, un dialogue souverain entre Congolais sur le sol national, et la mise au centre de la justice ainsi que de la mémoire. Il s’agit de porter la voix de toutes les victimes de conflits afin de bâtir une réconciliation solide et durable.
S’adressant directement aux opposants et contestataires, Freddy KITA BUKUSU les invite à éviter la politique de la chaise vide. « Le peuple congolais est fatigué des appels à manifester, il a besoin d’appels à se rassembler », a-t-il affirmé. Il explique que le comité d’organisation n’est pas le dialogue lui-même, mais le ménager qui prépare la salle où nous allons tous nous asseoir. Il préconise ainsi une démarche d’écoute allant directement vers les leaders d’opinion à domicile, tout en bannissant le tribalisme et les discours de haine dans les débats.
Le Camp de la République a formulé dix recommandations phares, réclamant notamment un dialogue court d’un maximum de trois mois, un format inclusif et resserré, ainsi qu’un comité de suivi citoyen de 26 membres dont l’un par province. Le mouvement demande également la création d’un fonds de solidarité pour les victimes financé par le budget du dialogue. Souhaitant que les travaux s’achèvent par un serment solennel bannissant la violence comme mode d’accès au pouvoir, l’organisation lance un appel patriotique à toutes les forces vives pour refonder l’État ensemble.
La Symbolique

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