Le mercredi 23 Avril 2026 à l’Assemblée Nationale de la RDC, une motion d’information a bouger le climat de cette chambre. L’honorable Me Kazadi Kankonde Péter est monté au perchoir pour dénoncer ce qu’il a qualifié d’acte grave, illégal et profondément humiliant pour l’institution. Alors qu’il voulait se rendre dans sa base électorale, le Sankuru, l’honorable Daniel Aselo a été empêché d’embarquer par les agents de la DGM, sous prétexte qu’il ne disposait pas d’une autorisation de sortie signée par le bureau.

Devant ses collègues, le député national de l’UDPS Me Kazadi Kankonde Péter a rappelé avec force que l’article 30 de la Constitution garantit la liberté de circulation sur toute l’étendue du territoire. Pour lui, exiger un tel document est une violation flagrante de la loi suprême.
« Aucun texte n’exige d’un député national d’obtenir une autorisation pour se déplacer à l’intérieur du pays », a-t-il martelé, dénonçant une insulte directe à la représentation nationale.
L’honorable Me Kazadi Kankonde Péter a alerté sur ce qu’il appelle une « dérive autoritaire » visant à placer les élus sous tutelle administrative. Selon lui, si l’on accepte de banaliser ces entraves aujourd’hui, on finira par transformer le député en un simple fonctionnaire soumis à une permission pour rencontrer ses électeurs. C’est, selon ses mots, une atteinte directe à la séparation des pouvoirs qui ne peut être tolérée.
En réaction, le président de la chambre basse du parlement a promis de clarifier les dispositions du règlement intérieur. Mais pour de nombreux députés présents, le dossier dépasse la simple procédure; il touche à la dignité du mandat parlementaire. Ils exigent désormais une condamnation officielle pour que ces restrictions sauvages cessent immédiatement.

La Symbolique

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