C’est avec une indignation face aux propos injurieux tenus contre la Première Ministre que je prends la parole aujourd’hui.
Que l’on s’entende bien : il ne s’agit pas ici d’un débat d’idées, mais d’un déversoir d’immondices, d’un lynchage verbal orchestré par un individu qui se pare du titre de communicateur mais agit en véritable fossoyeur des valeurs républicaines. Voir Madame Judith Suminwa Tuluka, première femme à diriger le Gouvernement de notre pays, être traînée dans la boue de la sorte est un affront insoutenable à la nation toute entière.
Face à cette horde d’un autre temps, j’appelle les femmes à se désolidariser de cette race de personnes et à leur opposer une résistance farouche. Il n’y a pas de compromis possible avec la bassesse ; il n’y a que la rupture nette et la riposte cinglante. Nous refusons la compromission et la lâcheté. Nous devons isoler ces pyromanes de la parole publique qui n’ont d’autre projet que de salir l’honneur des filles de ce pays.
Cette résistance n’est pas une option, c’est un devoir sacré de survie pour notre dignité collective.
Il est impératif de souligner avec la plus grande fermeté que ce type de comportement s’oppose à la volonté du Président de la République de redonner à la femme sa place de choix dans le fonctionnement de la nation entière. Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est reconnu comme le Champion de la Masculinité Positive ; comment tolérer que des individus se réclamant de lui foulent aux pieds cet héritage en tentant d’humilier publiquement la Cheffe du Gouvernement ? C’est une trahison caractérisée du combat présidentiel. Pire encore, soyons lucides : ces attitudes tendent à créer une fissure dans la société entre Homme et Femme. Chaque insulte sexiste proférée contre Madame Judith Suminwa Tuluka est un coup de pioche donné dans le mur de l’unité nationale, une tentative pathétique de nous ramener à l’ère des cavernes où la femme devait subir en silence. Nous ne laisserons pas ces marchands de haine instaurer une guerre des sexes en République Démocratique du Congo. La femme congolaise n’est l’ennemie de personne, elle est le pilier de notre développement.
En conséquence, et avec la vigueur que commande ce moment grave, je demande aux structures des femmes au plan national et international de se lever face à ce comportement pour éviter tout cas de récidive et une montée inquiétante de ce comportement. Que la Dynamique Nationale des Femmes Candidates, le Caucus des Femmes du Parlement, la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, et toutes les associations sœurs des Nations Unies entendent cet appel ! Le silence d’aujourd’hui sera la normalisation de la violence de demain. Il ne s’agit pas seulement de défendre Madame Suminwa Tuluka, il s’agit de verrouiller l’avenir pour que plus jamais une femme d’État ne soit la cible de cette meute déchaînée. Nous exigeons des actes, des condamnations fermes et une veille citoyenne implacable. Que ce lynchage serve de leçon : l’impunité verbale doit trouver sa tombe. Nous sommes debout, unies comme un bloc de granit, et nous ne céderons rien.

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