Est de la RDC : « Les combats du 12 août 2025 marquent un tournant stratégique » Les Wazalendo reprennent du terrain face à la coalition M-23/AFC/RDF, tandis que le corridor Kamanyola-Katogota-Uvira-Fizi s’embrase !

Par Joseph Magloire Lyzieve.Si les forces Rwandaises (RDF) menacent Bujumbura, le président Évariste Ndayishimiye doit riposter de manière rapide, coordonnée et dissuasive pour protéger la capitale Burundaise et l’équilibre des Grands Lacs. Une réponse foudroyante, combinant frappes terrestres, aériennes et guerre de l’information, peut transformer cette menace en opportunité stratégique durable.Bujumbura, centre démographique et logistique, est une cible symbolique et stratégique. Avec une profondeur limitée, toute incursion exige une riposte immédiate pour imposer un coût inabordable à l’ennemi. Le Rwanda s’appuie sur une guerre hybride, utilisant des supplétifs comme M-23 et AFC, mais leur cohésion vacille face à une résistance déterminée. Les Forces de Défense Nationale Burundaise (FDNB), aguerries par des années d’opérations en terrain difficile, peuvent exploiter la topographie et une boucle rapide de détection-décision-frappe pour contrer une offensive.

Dans un scénario où une colonne RDF s’avance via Kamanyola-Katogota-Uvira-Fizi, le Burundi doit neutraliser l’ennemi aux points d’étranglement comme les ponts et collines, utilisant artillerie, missiles antichars et drones armés. L’aviation est cruciale : drones de surveillance et d’attaque, hélicoptères pour l’entrave, et une défense sol-air protégeant des sites clés comme l’aéroport Melchior-Ndadaye et les casernes. La riposte doit cibler le commandement, la mobilité et les communications pour fragmenter la coalition adverse et exploiter ses faiblesses morales.

La guerre de l’information est un pilier central. Le Burundi doit diffuser des preuves d’incursion (images, vidéos, coordonnées) pour contrer la propagande Rwandaise et rallier la communauté internationale. Une séquence tactique inclut détection précoce, ultimatum, frappes décapitation, sabotage logistique et exploitation médiatique. La coordination avec les FARDC et les Wazalendo transforme le corridor en piège, tandis que des corridors d’évacuation et stocks d’urgence protègent les civils.

Les failles du RDF — dépendance aux axes routiers, cohésion fragile de la coalition, vulnérabilité informationnelle — peuvent être exploitées pour geler une offensive en 48 à 72 heures. La légitime défense anticipée, soutenue par une traçabilité rigoureuse, justifie l’action. Une riposte réussie stabilise l’économie, renforce la coopération régionale et décourage la guerre comme outil politique, favorisant une architecture de sécurité des Grands Lacs avec des échanges ISR et exercices conjoints.

Ndayishimiye doit investir dans des outils tactiques : radars, guerre électronique, réserves opérationnelles, cellules ISR rapides et une doctrine de communication basée sur des preuves. Une riposte ferme dissuade Kigali, protège la souveraineté et construit une paix durable. Les combats du 12 août 2025 montrent que la coalition adverse est vulnérable ; une réponse chirurgicale, documentée et implacable affirme : « jusqu’ici, et pas plus loin. »

___________________________________________

Joseph Magloire Lyzieve.

Leave a Reply

Your email address will not be published.