Depuis la récente agression de la RDC par le Rwanda en 2022, le régime de Félix Tshisekedi n’a cessé d’appeler les opposants à condamner la présence de l’armée Rwandaise sur le sol Congolais. De leur côté, les opposants estiment que seul le dialogue National et inclusif entre Congolais peut mettre fin à la crise sécuritaire à l’Est du pays. Chose que le pouvoir de Kinshasa rejette catégoriquement tout en posant ses conditions pour la tenue d’un probable dialogue.
D’après les propos du Président Félix Tshisekedi tenus récemment à Belgique devant la diaspora Congolaise, il est hors des questions de dialoguer avec ceux qui endeuillent la République. Pour lui, le dialogue tant voulu par les opposants à son régime doit être entre les Congolais qui reconnaissent et condamnent l’agression Congolaise en terres Congolaise.
« À moins qu’on me tue, mais tant que je serai vivant, ça n’arrivera pas. On veut un dialogue entre Congolais, pas avec les émissaires des agresseurs ». Félix Tshisekedi a posé ses conditions claires : reconnaître et condamner l’agresseur avant toute discussion. « On introduit dans nos institutions des gens inféodés, aux nationalités douteuses. Je reste opposé aux brassages et mixages », a-t-il insisté, dénonçant les manipulations au sein de l’appareil d’État.
Dans ce contexte, Moïse Katumbi semble avoir compris le message du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en reconnaissant et en condamnant la présence du M-23 et en plaidant pour son départ du sol Congolais.
Dans un communiqué publié dimanche le 19 octobre 2025, Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République, a appelé avec fermeté au retrait immédiat des rebelles du M-23 du territoire Congolais.

L’opposant exhorte les autorités Congolaises et les FARDC à « assumer pleinement leur rôle » pour rétablir la paix à l’Est du pays, rappelant que trop de vies ont déjà été sacrifiées. “ Le Congo a besoin d’unité et de courage pour tourner la page de la guerre ” a-t-il écrit.
Cette prise de position de Moïse Katumbi intervient après des rumeurs selon lesquelles le régime en place chercherait à l’emprisonner pour qu’il ne soit candidat aux prochaines élections mais aussi son refus d’appartenir au mouvement politique Sauvons la RDC, initié par Joseph Kabila pour s’opposer à la gestion de Félix Tshisekedi et son régime.
Quelques questions sont à se poser : Moïse Katumbi veut-il avoir des mains libres pour poser sa candidature aux prochaines élections après le dialogue national et inclusif qui pourra être suivi d’une transition ? Le régime de Félix Tshisekedi sera-t-il prêt à laisser le passage libre à Katumbi qui semble ne pas abandonner son ambition de diriger la RDC ?
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R.Malikidogo, Journaliste Analyste Politique. E-mail : reaganmalick@gmail.com
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