Kinshasa —le 7 Août 2026 Cellule de Communication ( Assemblée Nationale)
Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, dresse un bilan positif des travaux de la session ordinaire de mars et de la session extraordinaire qui vient de s’achever.

Au cours de plusieurs entretiens accordés aux médias nationaux et internationaux, notamment à la RTNC1, Télé 50 et une télévision russe, le Rapporteur est revenu sur les principales réalisations de l’Assemblée nationale, le contrôle de l’action gouvernementale, la modernisation de l’administration parlementaire, mais également sur les défis liés au développement et à la cohésion nationale.
Plus de 31 lois adoptées et un contrôle parlementaire soutenu
Selon Jacques Djoli, les deux sessions ont été particulièrement intenses et productives. L’Assemblée nationale a adopté plus de 31 lois, dont 21 propositions de loi et 10 projets de loi, tout en exerçant son pouvoir de contrôle à travers les questions orales avec débat, les questions écrites, les interpellations, les auditions en commissions et les motions.
Pour le Rapporteur, le contrôle parlementaire ne doit toutefois pas être perçu comme une confrontation permanente avec le Gouvernement. Il constitue avant tout un mécanisme de dialogue, d’évaluation et d’amélioration de l’action publique.Jacques Djoli estime ainsi qu’une nouvelle étape doit désormais être franchie : celle du suivi et de l’évaluation de l’application des lois.
L’objectif, explique-t-il, est de ne pas faire du Parlement une simple « machine à voter des lois », mais de vérifier si les textes adoptés sont effectivement appliqués et s’ils produisent des résultats concrets dans la vie des citoyens.
Des lois pour accompagner le développement
Parmi les textes jugés stratégiques, le Rapporteur cite notamment la loi de programmation militaire, le statut des anciens combattants, la loi sur le contenu local, les zones économiques spéciales, le marché boursier ainsi que les textes liés aux grands projets énergétiques et aux infrastructures.
Il insiste également sur la nécessité d’une meilleure programmation budgétaire. Les grands projets qui nécessitent plusieurs années de réalisation devraient, selon lui, être soutenus par des budgets-programmes, permettant d’assurer leur financement et leur suivi dans la durée.
Cette logique concerne notamment les projets énergétiques, le développement des infrastructures, le financement des grands barrages, la réhabilitation de l’aéroport de Luano et le désenclavement des différentes provinces du pays.
Désenclaver les territoires et rapprocher les pôles économiques
Le porte-parole souligne également la persistance de l’enclavement de plusieurs territoires.Les liaisons entre certains territoires, notamment autour de Loja, Katako et Tshumbe, ainsi que la connexion avec des pôles économiques comme Kisangani, demeurent difficiles. Pour le Rapporteur, ces axes nécessitent des investissements importants afin de favoriser la circulation des personnes et des biens et de permettre aux économies locales de s’intégrer pleinement à l’économie nationale.
Cette situation met en évidence, selon lui, la nécessité d’une véritable politique d’aménagement du territoire et d’une meilleure coordination entre les différents secteurs de l’État.

Une vision économique fondée sur la planification
Le développement des régions enclavées passe également par une meilleure synergie entre les ministères de l’Économie, des Finances et du Plan.
Pour l’honorable Jacques Djoli, les politiques publiques doivent s’inscrire dans une vision économique cohérente et à long terme, capable de transformer les potentialités locales en véritables moteurs de croissance.
Il estime qu’il ne suffit plus de multiplier les discours sur la relance économique. Il faut désormais concrétiser les investissements, notamment dans les secteurs productifs.
Agriculture, café et ressources minières : des potentialités à valoriser
La République démocratique du Congo dispose, selon la bouche autorisée du Parlement, d’un potentiel considérable dans le secteur agricole.
La valorisation des terres arables, le développement des filières agricoles et la relance de certaines productions, notamment le café, peuvent contribuer à créer des emplois, accroître les revenus des populations et renforcer la production nationale.
Le secteur minier constitue également un levier majeur. Avec ses importantes réserves de minerais stratégiques et critiques, la RDC dispose d’atouts qui doivent être mieux valorisés au bénéfice de l’économie nationale et des communautés locales.
Pour le Rapporteur, la question du contenu local est donc essentielle afin que les investissements et l’exploitation des ressources naturelles puissent davantage profiter aux populations congolaises.Moderniser l’administration parlementaire
L’entretien a également abordé la situation du personnel de l’Assemblée nationale
Jacques Djoli reconnaît certaines difficultés liées notamment à la carrière, aux conditions de travail, à la prise en charge médicale, aux déplacements et à la clarification du statut de certains responsables administratifs.
Il salue l’implication du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé BOJI SANGARA , qui a rencontré les agents afin d’écouter leurs préoccupations et de rechercher, avec le Bureau et les représentants syndicaux, des solutions concrètes.
L’objectif est d’assainir et de moderniser l’administration parlementaire, notamment à travers la fiabilisation des statistiques du personnel et la numérisation progressive des services.

RDC-Russie : élargir les domaines de coopération
Interrogé également sur les relations entre la RDC et la Russie, Jacques Djoli estime que cette coopération pourrait être davantage développée dans plusieurs domaines.
Il cite notamment l’économie, l’éducation, les échanges universitaires, la recherche et la coopération stratégique, rappelant les relations historiques entre les deux pays.
Pour lui, la position géostratégique de la RDC impose au pays de développer des relations de coopération avec l’ensemble des États, dans le respect de ses intérêts nationaux.

La résilience et la cohésion nationale comme forces de la RDCEn conclusion, le professeur Jacques DJOLI ESENG’EKELI met en avant la résilience du peuple congolais, qui, malgré les crises, les conflits et les différentes tentatives de déstabilisation, a toujours préservé la volonté de vivre ensemble.
Avec un vaste territoire, d’importantes terres arables, une population majoritairement jeune et des ressources naturelles stratégiques, la RDC dispose de nombreux atouts pour accélérer son développement.

Mais, pour le Rapporteur, ces potentialités ne pourront produire pleinement leurs effets que si elles sont accompagnées par des institutions efficaces, une planification rigoureuse, des investissements structurants et un suivi régulier des politiques publiques.
À travers le bilan des sessions ordinaire de mars et extraordinaire, Jacques Djoli défend ainsi une vision d’un Parlement à la fois législateur, contrôleur, évaluateur et acteur de la cohésion nationale, dont l’action doit contribuer à renforcer l’efficacité de l’État, désenclaver les territoires et améliorer concrètement les conditions de vie des Congolais.

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