Jeux d’argent en RDC Le gouvernement fixe l’échéance du 30 Août et met en garde les opérateurs.

Le ministère des Finances hausse le ton. À travers un communiqué officiel, il rappelle qu’il est la seule autorité mandatée par le Gouvernement pour piloter la réforme du secteur des jeux d’argent et de hasard en République démocratique du Congo. Les opérateurs disposent désormais jusqu’au 30 août 2026 pour se conformer au nouveau dispositif, sous peine de sanctions.

Le ministère précise que cette mission lui a été confiée par le Conseil des ministres, sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors des réunions des 8 novembre 2024 et 11 avril 2025. Dans ce cadre, un projet de loi réformant le secteur est déjà en examen au Parlement.

En prélude à la création de l’Autorité de régulation des jeux d’argent (ARJA), le Gouvernement a mis en place la Cellule de surveillance des jeux d’argent et de hasard (CSJA). Cette structure assure le pilotage de la réforme et réunit les principales institutions concernées, notamment le ministère du Portefeuille, la Société nationale de loterie (SONAL), la Banque centrale du Congo (BCC), l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que les services de sécurité.

Citations célèbres

Dans le cadre de ses missions, la CSJA déploie actuellement une plateforme nationale destinée à réguler et superviser l’ensemble des activités du secteur. Selon le ministère, cette solution technologique, développée avec un partenaire recruté conformément aux règles des marchés publics, est certifiée ISO/IEC 27001:2022, garantissant un niveau élevé de sécurité des données et des systèmes d’information.

Le communiqué indique que l’intégration technique de la majorité des établissements de monnaie électronique est déjà finalisée, tandis que celle des opérateurs de jeux d’argent se poursuit conformément au calendrier établi.

Le ministère des Finances insiste sur le fait que la phase pilote de la réforme prendra officiellement fin le 30 août 2026. À compter de cette date, les opérateurs n’ayant pas entamé leur mise epolitiques.

Le ministère des Finances souligne qu’aucune autre structure de l’État n’est habilitée à engager cette réforme sans mandat exprès du Gouvernement etinvite les opérateurs à faire preuve de vigilance avant de conclure tout partenariat ou contrat.

À l’inverse, les entreprises déjà connectées à la plateforme nationale bénéficieront d’une dérogation concernant la facture normalisée et seront exemptées des sanctions liées à cette obligation.Le Gouvernement met enfin en garde contre toute initiative menée en dehors du cadre arrêté par le Conseil des ministres.

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