Quand l’interprète confond la place du Seigneur par le slogan  Mukwatombolo. Le pasteur Kamuleta le fait assoeir publiquement.

Dieu est un Dieu jaloux par nature , le Pasteur Dieudonné Kamuleta le sait parfaitement bien. « À Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César. » Cette réponse du Seigneur Jésus-Christ, rapportée dans les Évangiles, illustre parfaitement la nécessité de distinguer les responsabilités spirituelles et les charges publiques.

Une scène pour le moins inhabituelle s’est produite en pleine prédication à l’église Hosanna, où le pasteur Dieudonné Kamuleta assure la charge pastorale.

Alors qu’il exhortait les fidèles sur l’importance de ne pas se considérer comme les précurseurs de tout, ni comme les premiers dans toutes les œuvres, son interprète s’est permis de traduire le message en utilisant l’expression politique « Mukwatombolo » pour désigner le Seigneur.

Pourtant, le message du pasteur était clair : dans l’Église Hosanna, comme dans toute communauté chrétienne, c’est le Seigneur Jésus-Christ qui est et demeure le premier en toute chose, et non un homme.

Malgré les répétitions de « Hosanna, Hosanna, Hosanna » destinées à glorifier Dieu, l’interprète, visiblement marqué par le langage politique, a introduit le slogan « Mukwatombolo » à la place de la référence au Seigneur.

Le pasteur Kamuleta a alors interrompu sa prédication pour interpeller publiquement son interprète : « Ça vient faire quoi, ce slogan politique ici, à l’église ? »

Face à l’absence de réponse, le pasteur a finalement tranché : « Allez vous asseoir. » Indigné par cette attitude, il a fait monter une autre personne à l’estrade pour poursuivre l’interprétation.

Le pasteur Kamuleta a ensuite pris le temps d’expliquer à l’assemblée le bien-fondé de sa décision, insistant sur la nécessité de savoir faire la part des choses et de respecter les espaces et les responsabilités de chacun. Comme le rappelle le proverbe biblique : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. »

Un précédent à la Cour constitutionnelleCette scène rappelle, dans une certaine mesure, un épisode similaire qui s’était produit lors d’une audience à la Cour constitutionnelle, un fait déjà relayé par La Symbolique.net auprès de ses nombreux abonnés.

Lors de cette audience, un militant enthousiaste du régime avait, lui aussi, semblé confondre les espaces en lançant dans la salle d’audience de la cour constitutionnelle le slogan « Fatshi Béton ! Fatshi Bé… »Le président de la Cour constitutionnelle n’avait alors pas manqué de réagir en ordonnant son évacuation de la salle d’audience.

Une manière, là encore, de rappeler que chaque espace a sa vocation : la salle d’audience est consacrée à la justice, tandis que les slogans et expressions de nature politique ont leur place dans l’espace politique.

Au fond, ces deux scènes renvoient à un même principe : savoir distinguer les cadres, respecter les institutions et comprendre qu’un slogan politique ne saurait être transposé indistinctement dans un espace religieux ou judiciaire.

La symbolique

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