Ce matin, une scène inhabituelle mais révélatrice de la crise du transport a été observée à l’UPN, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Des centaines de personnes se sont massées le long de la chaussée, cherchant désespérément un moyen de transport pour rejoindre leurs lieux de travail, les écoles ou leurs activités quotidiennes.
La situation fait suite à une grève déclenchée par des chauffeurs de taxis et de bus. Ces derniers dénoncent la multiplication des contrôles routiers et les tracasseries administratives qu’ils subissent de la part de certains agents chargés de la régulation de la circulation dans la ville.
Face à cette pression devenue, selon eux, « insupportable », de nombreux conducteurs ont préféré immobiliser leurs véhicules pour protester contre ce qu’ils considèrent comme des abus répétés. Cette décision a immédiatement provoqué une forte perturbation du transport urbain dans plusieurs axes stratégiques de la capitale.
Au niveau de l’UPN, l’un des principaux carrefours reliant l’ouest de la ville au centre, la population s’est retrouvée contrainte d’attendre pendant de longues heures. Certains habitants ont tenté de négocier des places sur les rares motos disponibles, tandis que d’autres ont pris la décision de poursuivre leur trajet à pied.
« Nous sommes bloqués depuis tôt le matin. Il n’y a presque pas de taxis ni de bus », confie une femme rencontrée sur place, visiblement préoccupée par son retard au travail.

Cette situation met une fois de plus en lumière les difficultés chroniques du système de transport à Kinshasa, une ville de plus de dix millions d’habitants où la mobilité urbaine dépend largement du secteur informel.
En attendant une solution entre les autorités urbaines et les associations de transporteurs, les Kinois restent les premières victimes de cette crise, obligés de faire preuve de patience et de débrouillardise pour se déplacer dans une capitale déjà confrontée à d’importants défis de circulation.
La journée s’est annoncée donc longue pour de nombreux habitants de Kinshasa, pris entre la nécessité de se déplacer et l’absence de moyens de transport disponibles
La symbolique

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