La Commission économique, financière et contrôle budgétaire (ECOFIN & CB) de l’Assemblée nationale, présidée par l’honorable Guy Mafuta Kabongo, a poursuivi, ce mercredi 1er avril 2026, ses travaux en auditionnant le ministre des Finances autour de deux projets de loi majeurs, préalablement déclarés recevables en séance plénière.

Au cœur de ces travaux figurent, d’une part, le projet de loi relatif aux jeux d’argent et de hasard, et d’autre part, celui portant organisation du marché financier en République démocratique du Congo.
S’agissant du secteur des jeux d’argent, les enjeux analysés sont à la fois économiques et sociaux. En pleine expansion, ce domaine représente une opportunité réelle de mobilisation des recettes publiques.

Cependant, il comporte également des risques non négligeables, notamment l’addiction aux jeux, l’exposition des mineurs et les pratiques prohibées dont le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Face à ces défis, le gouvernement entend instaurer un cadre légal strict et sécurisé. L’objectif est de faire de l’autorisation d’exercer dans ce secteur une exception rigoureusement encadrée, assortie de mécanismes efficaces de contrôle, de régulation et de protection des usagers.

Parallèlement, le projet de loi portant organisation du marché financier vise à combler un vide juridique important. Pour un pays aux ambitions économiques affirmées comme la République démocratique du Congo, l’absence d’un cadre structurant le marché boursier constitue un frein majeur à la circulation des capitaux et à l’attractivité des investissements.
À travers cette réforme, les autorités ambitionnent de dynamiser le financement de l’économie nationale, notamment par la mise en place d’une autorité de régulation chargée de superviser et d’encadrer les activités du marché financier.
Au cours des échanges, les membres de la Commission ECOFIN & CB, ainsi que plusieurs autres députés intéressés, ont activement pris part aux discussions en formulant des préoccupations et des propositions. Le ministre des Finances, salué pour la clarté et la précision de ses réponses, a apporté des éclaircissements jugés satisfaisants sur l’ensemble des points soulevés.

Les travaux se poursuivront avec l’examen article par article des deux textes, en vue d’y intégrer d’éventuels amendements. L’objectif poursuivi est d’aboutir à des lois complètes, cohérentes et adaptées aux réalités nationales.Les élus ont également salué le caractère inclusif et participatif du processus d’élaboration de ces projets, marqué par la consultation des différentes parties prenantes.
Au final, ces réformes poursuivent un double objectif : accroître les recettes de l’État et protéger la population contre les dérives potentielles d’un secteur à fort potentiel mais sensible. Dans plusieurs pays, ces domaines contribuent significativement aux finances publiques. En République démocratique du Congo, leur encadrement apparaît désormais comme une nécessité pour mettre fin aux pratiques informelles et optimiser leur contribution à l’économie nationale.

Cellule de Communication/ Assemblée Nationale

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