Le RCET-CPS a suivi avec attention le cahier des charges présenté par la coalition C64 au Président burundais et Président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Évariste Ndayishimiye.La C64 a une fois de plus répété le même chapelet de revendications :
1. Le refus de la révision de la Constitution
2. Le refus d’un troisième mandat pour le Président de la République
3. La demande de négociations ou d’un dialogue inclusif
Nous, le RCET-CPS, réaffirmons notre engagement en faveur de la révision de la Constitution. Car la tendance générale et essentielle de notre peuple est en faveur de ce changement.
Nous rappelons à cette occasion que la République Démocratique du Congo n’est pas le seul pays africain qui mène des réflexions sur des réformes constitutionnelles. C’est le cas notamment du Sénégal, du Cameroun, du Zimbabwe, du Mozambique et de tant d’autres.
Le débat porte uniquement sur la Constitution de la République Démocratique du Congo, conformément à la volonté du peuple congolais et dans le respect des mécanismes prévus par notre loi fondamentale actuelle, spécialement en son article 5.
Nous, au RCET-CPS, qualifions cette opposition C64 d’« opposition ya pété ». En disant cela, notre souci a toujours été de voir une opposition fondée sur une véritable vision et qui dit la vérité à son peuple.
L’opposition C64, faute d’arguments solides et de vision claire, s’enferme dans la contestation permanente, s’attaque aux institutions de la République et manipule l’opinion publique par des contrevérités. À titre d’exemple, elle a affirmé avoir été victime de tirs à balles réelles lors de sa marche du 12 juin 2026. Or, à les voir aujourd’hui, tous semblent en très bonne santé et marchent avec l’aisance et la souplesse de sportifs.
Pour le RCET-CPS, tout ce que fait la C64 ne relève que de l’agitation, de la déstabilisation et de tensions sociales inutiles. De ce fait, elle cherche à légitimer la tentative de coup d’État manqué du 18 mai 2024 du sieur Christian Malanga.
Comment comprendre, en effet, que ceux qui se disent respectueux de la Constitution puissent prétendre organiser une marche visant le Palais de la Nation en vue d’exiger la démission du Président de la République en cours de mandat ? Et sur quelles dispositions constitutionnelles fondent-ils de telles prétentions ?
Pour le RCET-CPS, nous attendons de la C64 une condamnation ferme et sans bavure de l’agression rwandaise, parrainée par Paul Kagame et qui sévit dans l’Est de notre pays depuis plus de trois décennies, avec un bilan de 10 millions de morts congolais.
En tout état de cause, le RCET-CPS estime que la C64 saura capitaliser positivement les acquis de la rencontre de Bujumbura pour le bien-être des populations congolaises.

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