Femme filmée à la Présidence : SERGE MAYAMBA S’INDIGNE DU TRAITEMENT INHUMAIN INFLIGÉ À UNE PERSONNE EN DÉTRESSE PSHYCHOLOGIQUE MANIFESTE !

Les réactions autour de la femme filmée à la Présidence n’ont pas laissé indifférent Maître SergeMayamba, qui regrette le traitement inhumain infligé à une personne pourtant en détresse psychique manifeste. Plutôt que de céder à la facilité du lynchage médiatique ou de la stigmatisation, l’ancien élu de la Tshangu, en ses qualités d’avocat pénaliste, criminologue, chercheur en droits humains ainsi qu’en gouvernance publique, invite les uns et les autres à un sursaut d’humanité et de rigueur scientifique.

Nécessité d’un regard médical plutôt que punitifDans un entretien qui nous a été accordé, l’avocat a insisté sur la nécessité, pour la société congolaise, d’avoir un regard plutôt médical que punitif. « Face à des comportements en décalage avec la réalité, l’urgence ne doit jamais être la répression, le lynchage médiatique ou la stigmatisation », estime-t-il, d’autant que les propos tenus par Madame Maguy Mayela et l’attitude observée d’elle renvoient manifestement à des tableaux de souffrance psychique profonde.

« Je pense qu’en suivant ses propos, on est probablement en présence d’une personne avec un trouble psychiatrique. Fort probablement que l’on soit devant une personne qui serait soit en phase de décompensation, soit d’une bipolarité avec un délire érotomaniaque, autrement appelé syndrome de Clérambault, un sujet qui est convaincu d’être aimé ou d’être l’épouse d’une personne socialement élevée. Cette personne a besoin de soins plutôt que de subir un tel traitement dégradant », explique-t-il.

En des termes simples, Serge Mayamba soutient que cette dame présente les signes d’une personne qui souffre d’un déséquilibre psychique. « Ce trouble s’apparente à celui de la personnalité narcissique se caractérisant par une surestimation de soi. Elle est dans une sorte de représentation et veut être considérée comme telle », explique-t-il, tout en ajoutant que les rêves que nourrit l’être humain peuvent aussi se manifester par ce genre de comportement.Halte à la maltraitance des personnes vulnérables.

Pour Mayamba, exposer, tourner en dérision ou infliger un traitement dégradant à une personne qui a manifestement perdu le fil de la raison relève de la maltraitance pure et simple. « C’est une violence inacceptable, d’autant plus grave qu’elle cible une personne incapable de mesurer la portée de ses actes ou de se défendre face au tribunal populaire des réseaux sociaux ». Il est impératif de rappeler que la vulnérabilité psychique ne doit pas être un spectacle. Confondre un trouble mental avec de la provocation délibérée relève, selon l’expert, soit de l’ignorance, soit d’un manque cruel d’empathie.

Pour l’expert, la réponse adéquate face à ce type de situation ne relève pas du pénal, mais du médical. « La place de cette dame est dans un hôpital psychiatrique (…). Il est nécessaire de lui offrir un accompagnement psychothérapeutique adéquat », conseille-t-il. Et avec raison, car, à en croire le communiqué de la Maison civile du Chef de l’État publié ce même mercredi, « Madame Maguy Mayela traverserait une période de fragilité psychologique ». Maître Théo Baya – de la cellule de Communication Maison civile du Chef de l’État -, qui a signé ce document, précise qu’il tient cette information de la famille de l’infortunée.

Papy Mumputu

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