Le député national Célestin Engelemba Bokuwe a officiellement saisi le ministre d’État en charge de l’Industrie à travers une question orale avec débat, portant sur la fermeture du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), une structure publique à vocation stratégique.
S’appuyant sur les dispositions de la Constitution ainsi que sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’élu entend obtenir des éclaircissements sur une décision qu’il considère comme opaque et susceptible de soulever des préoccupations quant à sa régularité, tant sur la forme que sur le fond.

Une décision qui suscite des interrogations
Dans sa correspondance, le député indique que la fermeture du CATI, intervenue le 6 février 2026, aurait été prise sans formalisation administrative claire, notamment en l’absence d’un acte officiel dûment établi. Une situation qui, selon lui, interroge le respect des principes de légalité, de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des services publics.
L’élu met également en lumière plusieurs éléments qu’il juge préoccupants dans le traitement de ce dossier, notamment des insuffisances dans la communication administrative avec les responsables de la structure, l’absence de suivi de certaines correspondances, ainsi que des allégations d’irrégularités dans la gestion interne et l’occupation des installations du centre.
Un appel à la transparence et à la redevabilité
À travers cette démarche parlementaire, Célestin Engelemba Bokuwe vise à obtenir des clarifications précises de la part du ministre de l’Industrie sur les circonstances ayant conduit à cette décision, les procédures observées, ainsi que les mesures envisagées pour assurer, le cas échéant, la continuité ou la relance des activités du CATI.
Au-delà de ce cas spécifique, cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire et met en exergue les exigences de transparence et de redevabilité dans la conduite de l’action publique.
Ce dossier pourrait ainsi alimenter un débat plus large au sein de l’Assemblée nationale sur la gouvernance des structures techniques, la régularité des décisions administratives et le rôle du Parlement dans la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo.

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