Le député national Lambert Osango a engagé une série d’initiatives parlementaires d’envergure, combinant action législative et contrôle gouvernemental. À travers une proposition de loi et deux questions d’actualité adressées à des membres clés de l’exécutif, l’élu de la Funa place au centre du débat les enjeux du sport, de la mobilité et de l’énergie en République démocratique du Congo.
Une réforme structurante du secteur sportif
Au plan législatif, Lambert Osango a déposé une proposition de loi modifiant et complétant la loi n°11/023 du 24 décembre 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives.
L’initiative vise à adapter le cadre légal aux réalités actuelles du sport congolais, en introduisant plusieurs innovations majeures. Parmi celles-ci figurent notamment la prise en compte des sports traditionnels, la reconnaissance des animateurs sportifs et la Commission nationale des titres étrangers en matière sportive comme partie intégrante des structures du mouvement sportif pour promouvoir l’esprit d’excellence dans les activités physiques et sportives, le renforcement des missions des fédérations et ligues sportives, ainsi que l’instauration d’un contrôle permanent de l’utilisation des subventions publiques allouées au secteur.
Le texte prévoit également la création d’une structure spécialisée dans la gestion et l’entretien des infrastructures sportives, répondant aux normes techniques et de sécurité modernes. Une réponse directe à la dégradation des installations sportives à travers le pays.
Au-delà de l’organisation du sport, la réforme intègre aussi des mécanismes de lutte contre le dopage, la violence, le racisme et les antivaleurs, tout en mettant un accent particulier sur la formation et le perfectionnement des encadreurs et professionnels du secteur .
Permis de conduire : des zones d’ombre dénoncées
Dans le cadre du contrôle parlementaire, le député a adressé une première question d’actualité au vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication, Jean-Pierre Bemba.

Cette démarche vise à obtenir des éclaircissements sur la mise en œuvre du programme de délivrance des permis de conduire biométriques avec puce, lancé en novembre 2024. Malgré un contrat ambitieux prévoyant notamment la construction de plusieurs centres à Kinshasa et en provinces, de nombreuses difficultés persistent.
Selon les constats relayés, seuls quelques sites sont actuellement opérationnels à Kinshasa, tandis que plusieurs centres prévus en provinces restent inexistants, plus d’un an après le lancement du projet . Cette situation entraîne des retards, des coûts élevés et favorise la prolifération de faux permis, alimentant des réseaux de fraude.Le député exige ainsi du gouvernement des explications précises sur les blocages techniques, financiers et administratifs, ainsi que sur le respect des obligations contractuelles par les parties impliquées.
SNEL : inquiétudes sur la restructuration du secteur énergétique
La seconde question d’actualité est adressée au ministre des Finances, Doudou Fwamba, et porte sur la restructuration de la Société Nationale d’Électricité (SNEL), entreprise publique stratégique du secteur énergétique.
Dans son interpellation, Lambert Osango rappelle les engagements du gouvernement en matière de réforme des entreprises publiques et souligne les profondes difficultés auxquelles fait face la SNEL : infrastructures vétustes, pertes techniques élevées dépassant 35 %, endettement estimé à près de 2 milliards de dollars et gouvernance jugée fragile.

Face à cette situation, plusieurs scénarios de restructuration sont à l’étude, allant de la fragmentation des activités à la création de nouvelles entités publiques spécialisées. Toutefois, ces options suscitent des inquiétudes, notamment au sein des agents de la SNEL, qui redoutent des conséquences néfastes pour l’avenir de l’entreprise.
Le député s’interroge notamment sur :
– l’implication réelle de la SNEL dans les études de restructuration ;
-la pertinence des options envisagées face aux défis actuels ;
-la capacité du gouvernement à garantir la souveraineté énergétique du pays.
Il appelle également à des clarifications sur les investissements dans le secteur, dans un contexte de déficit énergétique estimé à plus de 2700 MW, et sur le rôle des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, dans les réformes en cours .
Une pression accrue sur l’exécutif
À travers cette triple initiative, le député Lambert Osango illustre une stratégie parlementaire offensive, articulée autour de la réforme des politiques publiques et du contrôle de l’action gouvernementale.
Sport, transport et énergie : trois secteurs clés où les attentes de la population restent élevées. En portant ces dossiers à l’Assemblée nationale, l’élu entend contraindre l’exécutif à plus de transparence, d’efficacité et de résultats concrets au bénéfice des citoyens congolais.

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