En ces temps où la scène politique congolaise semble dériver entre scandales, populisme et perte de repères moraux, la parole de Tony Cassius Bolamba résonne comme un rappel salutaire à la dignité, à la responsabilité et au sens de l’État.
Consultant international, gouverneur honoraire et petit-fils d’Antoine-Roger Bolamba, figure historique et homme d’État, Tony Cassius Bolamba ne se contente pas de commenter l’actualité : il propose, alerte et assume, avec un courage devenu rare dans l’arène politique congolaise.
Le refus de la déchéance morale !
Dans l’affaire des images obscènes diffusées lors d’une matinée politique d’un parti congolais, Bolamba rappelle que le premier rôle d’un parti politique est d’« éduquer la masse ».
Ce n’est pas du puritanisme, mais une exigence républicaine : celle de l’exemplarité des responsables publics. À ses yeux, céder à la provocation et à la vulgarité, c’est insulter la jeunesse et la société tout entière.
Une lutte contre l’impunité bien pensée !
Son approche des scandales politico-financiers, telle l’affaire Zion Construction, frappe par sa méthode : pas d’insultes ni de procès d’intention, mais une série de questions précises et dérangeantes, qui rappellent que la justice – et non la rue – doit trancher. Bolamba déconstruit les tentatives de diversion qui consistent à accuser un pays étranger (le Rwanda) pour masquer des fautes de gestion. Selon lui, l’homme d’État n’accuse pas : il s’explique, assume et répond devant la justice.
Défenseur exigeant des libertés fondamentales !
Bolamba s’est également illustré par sa réaction aux mesures du CSAC visant à interdire la couverture médiatique du PPRD et de son président honoraire Joseph Kabila. À contre-courant de la pensée dominante, il rappelle qu’aucune démocratie ne peut survivre sans pluralisme et liberté d’expression. Citant Mandela, Voltaire et l’exemple américain, il martèle que « le pouvoir est éphémère, mais la liberté, elle, structure l’État et la société ».
Un regard lucide sur la scène internationale !
L’ancien gouverneur observe avec inquiétude l’isolement grandissant du pays, matérialisé récemment par le classement de la RDC en Niveau 4 par les États-Unis, interdisant ainsi à leurs ressortissants de voyager au Congo. Pour Bolamba, ce revers diplomatique est le prix d’une politique intérieure mal maîtrisée et d’un discours extérieur agressif et mal pensé. Son message est clair : restaurer l’image du pays passe d’abord par la cohérence, l’humilité et la responsabilité. L’héritage d’Antoine-Roger Bolamba : gouverner, c’est assumer. Plus qu’un critique, Tony Cassius Bolamba est un transmetteur d’idées et de valeurs.Il partage avec la jeune génération politique trois principes hérités de son aïeul :
Assumer et s’assumer,
Cultiver le caractère,
Venir en politique fort d’un métier, de valeurs et d’une éducation civique.
Car, rappelle-t-il, « tout le monde peut devenir ministre, mais tout le monde ne peut pas être ministre » : gouverner exige d’être prêt à redevenir simple citoyen, sans perdre sa dignité.
Une voix qui dérange, mais qui élève
À travers ses interventions publiques – de Kinshasa à Abidjan, de Bruxelles à Washington – Tony Cassius Bolamba porte une parole de vérité et de lucidité.
Il dérange ceux qui se contentent de slogans, mais il réconcilie la politique avec ses missions premières : servir, éduquer et protéger la République.
En un mot, il incarne cette voix rare et précieuse dont la RDC a plus que jamais besoin.
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Par Pierre Louis BONDOKO
Expert en Analyse des situations et Étude des stratégies

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