Guerre à l’Est de la RDC : Le Professeur, Docteur Silas Mimile Makangu alerte sur la persistance des atrocités même après les accords de paix !

Silas Mimile Makangu PhD, Spécialiste des Questions Géopolitiques et Démocratiques, Professeur au Département des Relations Internationales de l’Université Pédagogique Nationale a dans une tribune exprimé son point de vue par rapport aux démarches en cours visant à mettre fin à la guerre qui a duré plus de trois décennies dans la partie Est du pays.Pour lui, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda d’un côté et l’accord des principes entre la RDC et l’AFC/M-23 d’un autre côté sont loin de mettre fin à l’activisme des groupes armés dans la partie Est du pays. Il souligne le fait qu’avant la résurgence du M-23 en 2022, beaucoup d’autres groupes armés locaux et étrangers étaient toujours actifs sur terrain et les sont jusqu’à présent à l’instar de l’ADF et CODECO qui continuent à massacrer les paisibles citoyens dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

« Au-delà cette approche gouvernementale, il s’avère évident que la résolution du différend impliquant le M-23 dans l’Est de la République Démocratique du Congo représente une problématique ardue, a t-il souligné le Docteur. Néanmoins, l’élaboration d’une résolution impliquant d’autres groupes armés demeure envisageable. Cette stratégie requiert une synergie entre le dialogue, les pourparlers et des mesures de sécurité ciblées, tout en considérant les causes fondamentales du conflit. Atteindre la paix durable dans l’Est de la RDC en mettant fin à l’existence de tous ces groupes armés est un défi de taille, un véritable parcours du combattant », a-t-il fait remarquer.

Ainsi, il propose au gouvernement congolais de s’attaquer aux causes profondes de la persistance de la guerre à l’Est du pays et la multiplicité des groupes armés.

D’où sa recommandation “ Pour y parvenir, il faudrait agir sur plusieurs fronts. Il est primordial de comprendre pourquoi ces conflits persistent en s’attaquant aux causes profondes : les rancœurs anciennes, les problèmes entre communautés et les enjeux économiques qui attisent les tensions. Il faudrait aussi aider l’État et les organisations locales à se consolider et à jouer leur rôle, tout en veillant à ce que les populations ne soient pas les victimes collatérales de ces efforts. ”

Notons que la semaine dernière, le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M-23 soutenu par le Rwanda ont signé une déclaration des principes qui prépare le terrain pour un dialogue entre les deux partis pour aboutir à un accord de paix.

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Rédaction la Symbolique.

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