Ass Nat : « Proposition du nouveau Code de la Route jugé recevable », l’honorable Olive Mudekereza suggère des innovations majeures dont la problématique de transport en Motocycles

L’élu de Bukavu, l’honorable Olive Mudekereza a pris la parole en plénière de l’Assemblée Nationale sur le projet de loi du nouveau Code de la route en République Démocratique du Congo.

De l’entame, l’élu de Bukavu relève que le code de la Route est un texte qui n’a pas été mis en jour depuis plus de 47 ans. Son intervention visait à enrichir et améliorer la proposition, pointant du doigt plusieurs lacunes criantes concernant les infrastructures, la réglementation et le coût des services routiers en République Démocratique du Congo.

L’élu de Bukavu a souligné la carence dramatique en autoroutes en RDC, notant que le pays ne possède pas même 1 000 km d’autoroutes pour plus de 154 000 km de routes nationales. Il a insisté sur l’impératif d’une liaison autoroutière essentielle, notamment entre Matadi et Kasumbalesa. De même, l’honorable Mudekereza a critiqué le coût exorbitant et la difficulté d’obtention du permis de conduire, qualifié de « marathon« .

Avec un prix de près de 90 dollars, il est le plus cher de la région, où le tarif maximum est de 50 dollars. De plus, il a déploré l’absence de centres de production de permis dans les provinces comme Lubumbashi, Goma ou Bukavu et partout ailleurs en RDC. Il faut noté que son intervention a souligné également un oubli majeur dans le projet de loi, la place des motocyclistes.

Représentant une importante force de micro-entrepreneuriat avec plus de 100 000 motos, cette catégorie de transport n’est pas dûment prise en compte par le nouveau texte. Pour remédier aux problèmes de fluidité et de sécurité, il a aussi plaidé pour l’instauration de voies dédiées, une bande réservée aux transports en commun, ambulances et véhicules d’urgence, et une autre bande d’un mètre exclusivement pour les motocyclistes, comme cela se pratique dans d’autres pays.

L’Honorable Mudekereza a conclu en proposant une piste pour financer l’amélioration des routes. En réglementant et en facturant un permis de conduire à un prix de 50 dollars aux 100 000 motos, l’État pourrait générer plus de 500 millions de dollars. Cette somme, a-t-il affirmé, pourrait financer la construction d’environ 500 km de routes, soulignant l’importance d’intégrer ces éléments dans la loi pour un Code de la route à la fois moderne et bénéfique pour le développement national.

 

Redaction la Symbolique.

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